mardi 19 février 2008

Départ des French...


Hé hé inconvénient de rester longtemps, on voit arriver et repartir des personnes qu on a appris à apprécier pendant 3 semaines…

Le 13 février, une bonne partie de la clique française a son avion pour la France où, on a ouïe dire, il fait 0°C …chaud ! Alors pour fêter ces 3 semaines de dur labeur, mama Kristin a convié tout le monde au Bebek Bengil ( canard ???) et quelle tablée !

En revanche, niveau gastronomique, C le déconseille au Lonely Planet car ils servent des spaghettis à la carbonara avec le papier d’emballage des lardons… !
Petite anectode culinaire pour les hibons et la Clo qui va baaaver: Mama Kristin dans toute sa générosité nous a apporté de France et d'Espagne : un reblochon, un chèvre des montagnes, un jambon de pays, un embutido, du manchego et du fuet!! MAMAMIA!!
Ca fait une semaine qu'on savoure tout ça, viandes à l'apéro et fromages au dessert. Le manchego on le déguste avec du miel (on fait avec les moyens du bord) et c'est à se damner! Même les balinais aiment!
Et avec le reblochon on prévoit de faire une tartiflette à la façon"Mama kristin" cad avec gingembre et raisins secs...un petit air de montagne quand même...

En tout cas, c’était bien sympa et les au revoirs ne se terminaient pas à la sortie. On a même échangé nos adresses et nos photos (même si certaines sont assez similaires) comme à la fin des vacances :+)
Selamat jalan !


Le lendemain, on court au bureau (parceque nous, on arrête jamais) et profiter d internet ! On a retrouvé notre ami Chrichri, déjà attelé à la traduction du courrier. Quel jeune homme modèle ! Il s’est même proposé d’emmener C en moto poster ses cartes postales, c’est dire… ;)
Comme ils ont fière allure.

la fête de Lean et la distribution mensuelle


Alala on en aura entendu parler de la fête de Lean…
Cette année, elle était prévue pour le 10 février et on pense que toutes les « peaux blanches » de Bali se sont donnés rendez-vous ce dimanche pour participer, chacun à sa manière, à cette belle après-midi sous la pluie !

Le plus amusant, c’était de faire les petites emplettes chez Hardy’s : acheter plein de bonbons et de biscuits, mais aussi des brosses à dents car attention nous sommes là dans un but éducatif( !), des chapeaux, des cotons tiges , des balles de ping pong…
Ensuite, travaux manuels avec la préparation des cadeaux pour la pêche à la ligne, la confection des assiettes, l’atelier masques, les répétitions des chansons et des jeux … il y avait de l’animation à Lila Cita pendant ces 4 jours !
Et puis dimanche à 14h, coup d’envoi des festivités ! Tout le village de Lean (petits et grands et bossus) se retrouve sous le banjar, bien serré…
Jusqu’à 16h, place aux stands divers et variés : pêche à la ligne, tire à la corde, gobage de biscuits, course de balles de ping pong dans une cuillère, maquillage.. et le fameux jeu du nain, organisé par C et T !
L’après-midi s’est clos par un spectacle, longuement répété. La foule a pu assister à des spectacles de danse, de clowns, de joueurs de gamelan, de chant (on a même appris aux enfants « dans la maison un grand cerf, regardait par la fenêtre un lapin venir à lui …etc… » en indo !)
Départ plutôt chaotique puisque, comme d’habitude, le fameux 4*4 de 50ans ne voulait pas partir de la fête et a besoin d’un bon coup de pied dans le derrière pour daigner démarrer !
la distribution le samedi...








Et là c'est l'état de la route après le passage des infirmières...!

lundi 18 février 2008

La mission!

NOTRE MISSION ! Enfin tout ce que vous avez toujours voulu savoir dessus !

On récapitule : nous visitons chaque famille parrainée par Anak pour faire un état des lieux complet, sur la famille, l’enfant, les conditions de vie, le niveau social, les activités, etcetera. On récupère le maximum d’info possible qu’on tape ensuite sur ordi, on rajoute les photos prisent sur place,


et on redonne tout ça au bureau.Des enfants au total il y en a 162, qui se répartissent dans les trois régions Amed, Pakisan et Panji Anom. Bien entendu ils ne sont pas tous regroupés dans le même village, ou plutôt un village ça s’étend parfois du bord de mer, à là haut dans la montagne à 4h de marche, sans route ni chemin ni sentier.
Parfois c’est à 1h de route, mais comme on a pas toujours de moyen de locomotion… Bref, c’est une aventure rien que d’y aller !



On a profitées de ces 2 semaines de check-up pour visiter quelques familles. La première fois, c’est Yuliana qui nous a emmené. Nous avons bien sur établi tout un questionnaire élaboré avec des questions parfois fort indiscrètes, et on se demandait comment ils allaient réagir… Eh bien dans l’ensemble plutôt bien ! Comme on leur explique bien à chaque fois notre rôle, le pourquoi de ces questions, ils répondent tous… Parfois les explications ne sont vraiment pas clairs, surtout avec certains qui ont des histoires compliqués (le père remarié 3fois, des demi-frères et sœurs partout, etcetc), mais il faut être patient. Et dans notre approche déjà on y va en douceur. On arrive, on s’installe avec quiconque est là (mais il faut toujours la présence de l’enfant parrainé), on papote un peu, on apporte des biscuits pour les enfants, parfois ils nous offrent du thé… Les voisins passent, les oncles, les tantes, les grands-parents, les gamins curieux.



On est toujours bien accueillis, et ces moment passés avec eux sont vraiment les plus intenses, les plus forts, et les plus gratifiants qu’on ait eu depuis qu’on vit à Bali. Et c’est incroyable tout ce que l’on découvre. De ce qu’ils nous révèlent, des remarques anodines, des choses qu’ils taisent et qu’on apprend par les voisins.Par exemple, l’un des jeunes, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il aimait manger, à répondu « du poulet au miel ». Interloquées on lui demande quand est-ce qu’il a l’occasion d’en manger. Il répond « Avec un touriste qui vient chaque année, et qui à chaque fois invite tous les jeunes garçons du coin au resto ». Rien que ça. Il s’avère que c’est un vieil homosexuel notoire, de là à savoir s’ il est aussi pédophile… On doute que les enfants ne révèlent quoique ce soit. A Amed, le tourisme sexuel existe, que se soit des « beach boy » balinais, ou des femmes. Dans le coin, les villageois maintenant se méfient des hommes blancs qui se promènent seuls, il y a eu trop d’histoires de pédophilie. Beaucoup de familles se taisent, l’argent leur ferme la bouche. C’est vraiment dur. Le plus déroutant pour nous, c’est qu ils ne se rendent pas toujours compte de la gravité de ces actes. Un deuxième ex : Yuliana elle-même nous a raconté l’histoire d’un homme blanc, qui est venu donner des sous-vêtements aux petites filles pour ensuite les prendre en photo avec. Elle trouvait ça amusant.
Voilà le type d’histoires qu’on découvre.





Il y a aussi le cas de familles qui font semblant d’être pauvres, ou de l’être encore (!) pour bénéficier du parrainage. Un dilemme pour Anak ! D’où l’importance de faire extrêmement attention à tous les détails quand on vient les voir. D’être attentives à ce qu’ils disent, et de formuler les questions d’une certaine manière. C’est pourquoi c’est essentiel qu’on soit toujours accompagnées par quelqu’un du coin, car ils sont capables de discerner les indices qui trahissent et les mensonges. Pour nous c’est un peu mission impossible.

Dans l’ensemble, on observe une absence d’hygiène inquiétante.




Ci dessus un psoriasis généralisé d'un bébé: il se gratte en permanence et répand le pus sur tout son petit corps.


C’est plus propre chez ceux qui ont des maisons en dur, et qui ont un accès facile à l’eau. Quoique, même pas toujours.


la famille cochon...


Ci-joint l’exemple d’une famille, qui vit dans la montagne, on a du grimper des rochers pour y accéder (T est descendu sur les fesses, C a fini pieds nus).


Voilà un cas typique : ils possèdent deux huttes en bambou, l’une pour vivre, l’autre pour faire la cuisine.


Ils jettent les déchets sous la maison. Tout traîne en vrac, ils sont sales avec des vêtement en mauvais état, les chiens galeux et les poules malades dorment avec eux. Eh oui, le gouvernement refuse de reconnaître les cas de grippe aviaire à Bali. Tout comme ils ne reconnaissent pas les cas de paludisme (Pensez vous ! Ce serait bien trop grave pour le tourisme !).

Bref ! En tout cas, ça ne les empêche pas d’être toujours très accueillant, souriant, de rigoler avec nous.



Et puis on forme un équipe plutôt cocasse quand on vient avec Dwi, Gonta (notre ami pêcheur), Chrichri (notre nouvel ami). Christophe nous a en effet accompagné une journée à Amed pour voir comment les entretiens se passaient, pour ensuite pouvoir nous aider à Singaraja ! C’est pas merveilleux ?



Et là c’est reparti pour une nouvelle semaine d’aventure à Pakisan…

jeudi 14 février 2008

Check up Number Two & Three: Pakisan & Panji Anom


Dimanche 3 février, rebelote !
La moitié de l’équipe part pour Singaraja (mama Christine, Muriel et Thérèse, Dwi et nous), très bonne semaine en perspective… :+)

Le programme : check up médical des enfants parrainés dimanche et lundi au dispensaire de Pakisan (avec un gentil infirmier déguisé comme dans la croisière s’amuse !), check up mardi et mercredi dans une école à Panji Anom, jeudi tournée chez Hardy’s pour la préparation de la fête du 10 puis fin de la semaine à Amed.




Ça commence sec, les enfants défilent, ils ressortent de là avec un shampoing, si poux il y a, et brosse à dent, dentifrice et savon obligé !
A midi, on part déguster le délicieux repas préparé par la famille de Nyoman, dans la future maison Anak d’accueil des enfants, encore en construction.

On embarque Christophe, ingénieur de 27 ans converti en prof de maths, ayant vécu déjà 3ans dans un petit village au Cameroun, 1 an à Denpasar, et profite de cette année pour prendre des cours de bahasa indonesya dans une université de Singaraja. Bref, à nouveau étudiant, il a trop de temps sur les mains (un classique) et est tout disposé à nous aider, cet ange ! Il va donc nous accompagner dans notre mission à Singaraja (on précise, Singaraja c’est la province où se trouvent les villes de Pakisan et Panji Anom !). Ainsi que traduire le courrier au bureau à Ubud. Qu’il est dévoué ! (ChriChri si tu nous lis…) ;). Pour vous autres lecteurs, on adore taquiner ce grand gaillard, qui est adorable et ne manque pas d’humour.

A la fin de la journée, on rentre tous à Lovina où un petit hôtel très mignon nous attend (sa particularité : un lapin albinos comme animal de compagnie qui nous réveille le matin en faisant son footing dans le jardin avec sa clochette !).

Quand le temps s’y prêtait (car la région de Singaraja est très pluvieuse voire têmpètuesque), petites brasses avec Thérèse.

A cet endroit là de l’île, on est tout prêt de Java et ça donne une vue…on a fait plusieurs syncopes…


Le lundi, le check up s’est terminé un peu plus tôt que prévu alors Dwi nous a emmené à Lovina pour se balader et nous faire acheter des sarongs (mission réussie auprès des infirmières…éh oui elles ne sont pas tjrs en tenue d’infirmières !)
Banana slip(blague de Dwi !) et apple pie dans un café avant de rentrer.


Le lendemain quartier libre, on fait une graaaasse maaaatiiiiiinééééééée. Ouiiiiiiiiiii. Dwi embarque ses femmes aux sources d’eau chaude, mais quelle ne fut pas notre surprise à l’arrivée de découvrir des bains bétonnés.

On s’attendait à une source en pleine nature, avec des biches et des petits lapins. On est tombés sur des obèses ! help ! Du coup personne n’est entré, à part T et Thérèse qui ont trempé le bout de leur pied.


Ensuite direction un temple boudhiste, avec une vue imprenable au sommet. Paix, sérénité.

On se tait … Sauf Dwi qui nous pose quelques questions métaphysiques (typique de lui) (à savoir, en plus d’avoir été un guide touristique spécialisé dans les volcans, il a aussi fait les tours spirituels) (oui).


Le soir on a fait découvrir à toute l’équipe Gad Elmaleh pour qu’ils comprennent plus nos références ; il nous semble qu’ils ont aimés… Avec tes yeux de HIBOU !

Mercredi, c’est parti pour Panji ! On a opéré (façon de parler) dans une école, d’où un brouhaha permanent et pas mal de bazar. Les enfants se collaient aux vitres pour voir ce qui se passait,



nous sautaient dessus quand on sortait,


et se précipitaient comme des barbares pour être pris en photo. Merci Gede, grâce à lui, dégustation de noix de coco.
D ailleurs, on ne vous a pas encore présenté Gede : c’est un instituteur, père de 2enfants qui a été atteint de tuberculose l’été dernier. il est maintenant quasiment guéri et ses enfants aussi. Il est le correspondant d’Anak à Panji et va nous accompagner dans notre mission.
Une fois de plus, on boucle le taf en une journée (les enfants sont deux fois moins nombreux ici que à Amed).


On en profite pour visiter le filleul de Muriel, et d’embarquer toute la petite famille chez Hardy’s (à 10 dans la voiture, c’était épique). On a discuté avenir et microcrédit.



Jeudi on accueille l’équipe médicale à Pakisan, accompagné de Papy&Mamy.



Mise au point entre infirmière et docteur. ça bosse dur, n'est-ce pas?!


Distribution mensuelle au passage, assurée fièrment par nous ! Tout en indonésien :P

Enfin, on est pas mieux...!

On a également accompagné Gading, le neveux de Nyoman, en voiture pour aller chercher 2 enfants parrainés très haut dans la montagne. Là où il fait -10°C et où le brouillard s’épaissit.



Et puis on s’est promenées dans les rizières avant de repartir pour 2h de route direction Amed.

Avec halte pour déjeuner dans un tout tout petit resto de poisson grillé.
En tout cas, on a vraiment formé une belle équipe : compétente(extrêmement !), rigolarde, soudée…on aurait bien prolongé en réalité.