jeudi 24 janvier 2008

Farniente à Sanur

Yaaaaaaaaaaaaah !! A nous la plage !! la vraie !!!


Un WE en vacances pour vos deux baroudeuses préférées (parce que la semaine, qu’est ce qu’on bosse dur !). Le gentil Dedut, frère de Made (le mari de Kadek, qui s’occupe de la maison. Vous suivez ?), qui est rentré un mois en vacances à Bali et n’a rien à faire à part dormir, est ravi d’être notre chauffeur.



Direction donc Sanur, et un petit hotel fort sympathique et pas trop cher pour le coin… En fait, Kuta est extrêmement touristique pour les surfeurs, donc il est facile de trouver des petites chambre à tout petit prix ; mais Sanur c’est pour retraités fortunés, donc en moyenne les prix sont nettement plus élevés ! Mais l’avantage, c’est que c’est caaaaalme. Et c’est un vrai bonheur.



La plage s’étend sur plusieurs kilomètres, elle est plus propre, plus belle, la vue est magnifique, on est tranquilles, on se repose, on dore, on se promène sur les plages de sable noir, de sable blanc, de sable jaune… tranquille. Paisible. Allez on va faire la sieste !


Bon bah primo, on se met en maillot et on coure( doucement car à Bali tout est plus lent !)vers la mer…whaahh c krooo booo (ça c Dwi qui dit ça) baignade pendant quelques heures, en plus c’est trop bien car dans la mer on peut faire la planche sans couler ! et elle est transparente.


Après, à la bouffe quand même, sur la plage, ça faisait assez français. Bon à partir de 17h ça ne sert plus à rien de faire sa crêpe car le soleil commence à disparaître mais il fait encore jour et les couleurs sont sublimes.


On ne se lasse pas de marcher le long de la petite route tracée afin de trouver un endroit bien pour la soirée : dilemme : cocktail chic puis resto traditionnel ou l’inverse ??!! Préoccupations importantes n’est-ce pas ?…bon et bien finalement on s’est fait happées par d’autres baroudeurs pour s’enquiller dans un petit bar balinais en plein air !


C’était parfait… C s’est quand même fait refaire sa Pina Colada 4 fois car pas à son goût (mamamia, quelle déception !) pour finalement se faire offrir elle ne sait pas quoi, mais c’était bon cette fois !

Pour T, « sexys on the beach » au goût de médicament mais fort bon, et en plus ça lui a permis de bien parler anglais ;)
Soirée improvisée géniale avec 2 Nouvelle Zélandaise, une hollandaise, un canadien, et un deuxième hollandais. On a pu échanger des « tips » de voyageurs, des histoires de galères,… Enfin, on a bien rigolé !



Au passage, voilà ce qu'on a pu voir dans la rue en rentrant... Ce qu'on a également pu voir à Kuta, au milieu de tous les touristes et des hôtels.




Le lendemain (sans gueule de bois), redirection plage.



En fait, Sanur c’est surtout touristique pour les balinais, qui sortent le dimanche.

Donc plus de monde sur la plage, mais ça nous a plutôt amusées de les voir se baigner tout habillé, et puis ils ne sont pas dérangeants… Petit-déjeuner et déjeuné sur la plage, au rythme de l’eau, càd le calme plat.


Dedut est revenu nous chercher en fin d’après-midi et on est rentrées heureuses, sereines, et bronzées ! Les photos en témoignent… ;)

Distribution mensuelle à Amed et Singaraja


Tadaaaaam ! Début de mission tant attendu ! Nous avons accompagné Tika & Dwi pour la distribution mensuelle à tous les enfants parrainés par Anak. Au programme : Une journée pour aller à Pakisan et Singaraja, au Nord de Bali, et une journée pour aller à Amed, sur la pointe Est de l’île.

A chaque fois c’est 5h de voiture aller retour à travers les montagnes, volcans, et vers Amed le long de la mer (du coup, on colle notre nez à la vitre, on est en manque de mer)! Le premier tour direction Pakisan, accompagné par un couple de français fort sympathique, qui suivaient derrière en voiture (eh oui, il y a des blancs qui osent conduire dans ce pays !)… Et les paysages sont sublimes ! Si vous venez à Bali, n’allez pas à Kuta comme tous les touristes, mais direction les montagnes ! certes, y a pas la mer, mais c’est tellement beau !

En pleine montagne on s’arrête au bord de la route pour acheter des mangues à une balinaise silencieuse qui tient un stand de fruits. Pourquoi à cet endroit ? Aucune idée… Au passage, C tente de faire goûter du Durian à T (haha, elle connaît pas ! Profitons de son ignorance), mais malheureusement ça a pas marché. Bref… en voiture Simone, on arrive finalement vers 11h à Pakisan, sous une bonne flotte.


Les enfants nous attendent dans leur école, assis plus sagement qu’en France et chacun reçoit son argent de poche et un petit dictionnaire anglais-indonésien ; et les plus chanceux ont droit à des cadeaux de leur parrain. Ils sont vraiment « partageurs » ; une petite fille a eu plein de pièces en chocolat et elle en a vraiment offert à tout le monde !
distribution finie, Dwi nous emmène dans un resto très sympa au bord de la mer déchainée ( c’est rare mais là la mer était bien agitée). Comme d’habitude, C choisit un plat qu’elle n’aime pas !forcément elle s’aventure dans des plats à base de poisson à la vapeur, puis séché, puis frit (puis congelé, puis décongelé, puis cuit au four) alors… ! le couple de français nous offre même notre déjeuner !

l’apres-midi, direction Singaraja chez Gede, maison pas évidente d’accès sous le déluge vu que c’était un peu patinoire…

même distribution de l’argent de poche et des cadeux (juste avant, motivation des troupes effectuée par Dwi, tres bon coach !) et on a pu goûter le café balinais( kopi), enfin vu ce que les français nous avaient dit ; ça nous a fait bien marrer quand ils nous en ont apporté…en fait C a bien voulu goûté mais T n’a pas préféré y toucher( j’aime pas le café !).

Une petite fille parrainée a reçu beaucoup d’argent de poche de sa marraine, dans ce cas Anak décide d’accompagner l’enfant pour lui acheter quelques affaires pour elle ainsi que sa famille (afin que l’argent ne soit pas utilisé à d’autres fins par les parents) donc on est allés dans un super marché où on en a profité pour acheter discrètement un T-shirt aux couleurs de Tika ( c’était son anniversiare le 16).


sur le chemin du retour, on s'arrête sur un plateau en altitude, où se tient un marché très réputé pour sa multitudes de fruits et de fleurs... et pour la première fois à bali, on a froid!




Amed : idem, partis tôt ! Cette fois, sans les français et sans Tika, mais avec Nyoman (président de Anak à Bali). Là-bas, c’est assez différent des 2 autres endroits : en fait, comme Amed c’est une succession de villages le long de la plage et dans tout la montagne (la montagne descend vers la mer), et qu’il y a 8 écoles dans la région, les enfants sont répartis dans les 4 coins de la montagne et vont dans des écoles différentes (à Pakisan par exemple ils vont tous dans la même école), les enfants se réunissent dans la maison principale de Anak, près de la mer, qui sert de QG.
Même déroulement que précédemment, distribution d’argent et de cadeaux. L’argent sert essentiellement à payer les transports (qui sont chers à Bali, on le rappelle !), et pour permettre aux enfants de s’acheter à manger (beaucoup partent le matin le ventre vide, et marchent parfois plusieurs heures sur des minuscules sentiers de montagnes pour aller à l’école).



Pour la première fois on mange du bon poisson, de la sardine fraiche, parceque Amed c’est un village de pêcheurs ! On en profite également dans l'après-midi pour aller visiter un enfant parrainé, afin de récupérer son carnet de note et c'est l'occasion pour nous de voir les conditions dans lesquelles ils vivent: la misère... ça, on l'a beaucoup vu: on arrive sur un minuscule terrain où les parents ont réussi tant bien que mal à construire 2 ou 3 taudis en bambous. Ceux qui sont un peu plus riches arrivent à se procurer du béton pour construire des maisons en dur, mais pour les familles qui habitent dans des coins très reculés en pleine montagne, sans une aide financière, ils ne peuvent pas le faire transporter... C'est toujours sale, avec aucune hygiène, les poules et les chiens galeux vivent ac eux. Bien sur, c'est la lutte pr eux pr trouver de l’eau. C'est la lutte aussi pr trouver des vêtements et trouver à manger (quoique ça dépend des endroits)…




Repartis assez vite, on fait halte chez Nyoman pour prendre le thé, et on fait la connaissance de sa petite tribu (un vrai papa gateau). Puis, comme C y affiche un grand intérêt, Dwi nous emmène chez son ami Made Yasa, guide touristique pour français de son état (comme Dwi), qui fait également des bijoux ! Bref, un homme complet (dit T). On y passe quelques heures, d’abord pour les présentations, parceque ça prend du temps. On joue au pingpong, on boit du thé, on papote de ci, de ça, on se tait aussi… Finnalement il nous emmène voir son atelier mais vu qu’il faisait nuit (atelier en plein air) et qu’il n’y avait aucun ouvrier à l’œuvre, le tour fut vite fait. (et puis c’était simplement tout petit, que deux tables couvertes sous un toit en fer.)
Par contre on a vu la collection de bijoux, tous en argent, que Made dessine lui-même. Il fait en fait des bijoux spirituels, mais on trouve quand même de tout…maintenant il voudrait qu’on l’inspire… par exemple, le bracelet de T « la vie est belle ! », il a bien pris en note la phrase ! et attend que C lui dessine un bijou ! Et puis après des bonnes blagues ( Made a fait croire à C qu’elle lui avait coincé le doigt dans la portière de la voiture, ha ha ha !!) (ça fait rire T qui a le même humour), on est rentrées faire dodo.

Notre première approche des enfants était encore assez minime. De grands sourires, mais peu de communication. A vrai dire, c’est Dwi qui nous en apprend énormément sur les mœurs et la culture balinaise (un vrai Quid sur pattes). Mais ça ne s’arrête pas là ! Notre mission a repris la semaine d’après, publication dans quelques ( ?) jours… :P

crémation part III (enfin!)



Arrivé sur le lieu de la crémation, le corps est transféré dans un sarcophage correspondant à la caste. Ici animal impossible à identifier, bref on sait pas trop. Mais plutôt un homme de la haute. Et puis ils y mettent le feu de toute façon !
Ensuite normalement la famille récupère les cendres et les disperse dans la mer. Le corps matériel est détruit, l’âme peut retourner au ciel en attendant une nouvelle réincarnation.
Nous, on est retournées à Saraswati villa en attendant la prochaine aventure…

lundi 7 janvier 2008

Crémation Part II

La procession arrive, précédé par ce balinais fashion en puissance, king of style, qui a adoré etre pris en photo!


Puis le grand prêtre et la foule


et loin derrière, après les joueurs, plusieurs hommes portent sur leurs épaules la dépouille installé dans cette haute tour à étages. La taille de la tour dépend de l'importance du défunt.
En chemin ils essayent de désorienter l'esprit du défunt pour qu'il ne puisse pas revenir chez lui. Tout le long du trajet ils secouent la tour, décrivent des cercles et l'aspergent d'eau. Et le prêtre lui arrose les spectateurs d'eau bénite.
Vous imaginez le vacarme!


A Bali, lorsque quelqu'un meurt, on ne procède pas tout de suite à la crémation. Il ya des jours estimés favorables à ça, calculé par des prêtres et indiqués dans le calendrier balinais! Le notre par exemple à attendu 45 jours!
Mais il y a également des questions d'argent: la crémation est l'évènement le plus spectaculaire et le plus coûteux. Du coup il parait que parfois certains corps attendent des années, enterré temporairement, pour une crémation collective (moins cher car à plusieurs)

L'être est constitué des 5 éléments: l'eau, le feu, la terre, l'air et l'espace. Ainsi la crémation est un moyen de rendre à la nature ces 5 éléments. Par exemple, ils libèrent un oiseau au moment de déplacer le corps vers le sarcophage qui va etre brulé (photo in part III)


Nous on a suivi la tour pendant une bonne heure et demi, à travers les rues de Blahbatuh, jusqu'au lieu de crémation. C'était vraiment fou, parfois ils doivent même pencher la tour sur le côté pour pouvoir les passer sous les fils éléctriques!

Crémation part I

Ha! parceque ça yest on est des pros en informatique (et que on sait pas pourquoi C avait Picasa sur son ordi) on a désormais un moyen rapide de publier des photos, seulement apparement c'est que 4 par 4!




Samedi on a participé à la crémation du père du "chef" de Blahbatuh. Kadek nous a emmené (parceque très sympa, elle nous accompagne volontiers à droite à gauche pour nous faire découvrir)
C'était très impressionnant, tout le village était là (et mine de rien il est grand! ça fait une foule conséquente), il faisait très chaud, lourd, moite. Ils étaient tous en costume traditionnel (nous aussi on a le notre maintenant! la photo c'est pour bientot), il y avait les joueurs de gamelan, des cimbales, les femmes qui portent les offrandes (fruits, fleurs...)
Là on s'était installées sur le bord du chemin en attendant que la procession arrive jusqu'à nous, avec bien entendu les enfants et les petits vieux!


(cherchez les différences)
Posted by Picasa

Blahbatuh


Blahbatuh ( accentué sur le "blah"), joli petit nom pour un joli petit village, nous pensons assez pauvre. Nous vivons à Saraswati villa, grande maison ouverte, construite récemment ( sa piscine aussi) mais les autres maisons du village ne lui ressemblent pas...! d'ailleurs ce matin, nous avons fait connaissance d' un voisin belge, installé depuis 35 ans en Indonésie et marié avec une Balinaise ( il a pris la nationalité indonésienne vers 30 ans!)
La maman de Made au fourneau!


Dès que l'on se promène dans le village, tout le monde nous salue ( ils nous disent "hello" alors on leur répond en indonésien pour les épater!), nous pose des questions sur notre vie...les enfants nous crient "what's your name?" et les plus âgés nous parlent de Zidane!





les rues foisonnent de chiens errants et plus que dégarnis ( eh oui tout le monde y passe...), de poules, poulets et coqs qui attendent dans leur cage leur dernière heure au combat...


c'est tellement bruyant: entre les cris d'animaux, d'enfants, les moteurs... on ne s'entend plus trop donc avec C on ne se parle plus!! meme à la maison, il y a un bruit de fond assez impressionant, qui redouble la nuit: le geko ( gros lézard qui aime bien dormir avec nous) se met à chanter et ne s'arrête plus, les criquets continuent à chanter, le prêtre bouddhiste voisin médite mais en chantant ( au départ on croyait que c'était un animal...), la rivière d'à côté ne s'arrête pas non plus, C ronfle, nos portables sonnent....BREF c'est un vavarme constant!!


ci dessous, une photo de C avec Wayan, un des premiers enfants parrainé par Anak, maintenant agé de 26; ça c'était sur la route pour aller chez nous, lorsque les cocotiers sont tombés!



Marsilia(droite) 7ans et Nadila(gauche) 5ans, en pleine forme!


La maison vue de l'autre côté de la rizière et...



...La photo tant attendue de la piscine! C fait ses longueurs...


C fait la cuisine...

C fait la poule!