mercredi 7 mai 2008

A la découverte de Java

ATTENTION ATTENTION le 27 mars, à 15h, nous embarquons à bord d’un bus de luxe afin d’affronter 16h de voyage pour changer d’île …quel dépaysement après 4mois à Bali ! non pas tant que ça en fait même si la différence la plus marquante est la dominance de l’Islam et non plus de l’Hindouisme, comme à Bali.
Ambiance karakoé javanais dans le bus avant qu’il démarre (heureusement pas durant toute la nuit !), on peut même choisir ses places alors on s’étaient installées en première loge…
le bus est monté sur un ferry pour la traversée des deux îles et on a pu admirer le coucher de soleil sur la mer à bord du bateau (extrêmement romantique), puis arrivée au petit matin à Yogyakarta.

On touve facilement un hôtel vraiment pas cher et tout à fait correct, petit somme, petit brossage de dents et on part à la découverte de cette nouvelle ville qui nous a beaucoup plu à toutes les deux. Le pseudo hôtelier ne nous lâche pas les premières heures de notre séjour, il nous raconte son amour pour les français depuis que des casques bleus sont venus s’occuper de son village, non loin de Yogyakarta, qui a subi un tremblement de terre en 2006 ; il nous parle également de son amour pour les femmes étrangères simplement (celles qui ont des yeux bleus, des cheveux blonds, des grands nez, des faussettes…pas tout à fait nous quand même !) et nous invite à aller voir « son » exposition de batiks dans une gallerie d’art.

Le batik est un art spécifique de Yogyakarta, les artistes tracent sur un tissu des dessins plus ou moins détaillés, puis repassent sur leur dessins avec de la cire. Ils trempent alors le tout dans une couleur et doivent laisser sécher au soleil chaque couche de couleur avant d’attaquer la suivante. Bien sûr, on s’est senties obligées d’en rapporter en souvenir…des splendides d’ailleurs…la maman de C acquiescera !

Nous avons passé 5 jours à Yogya, le temps de bien découvrir cette petite ville colorée, d’artistes, où les gens se déplacent en bécak (sorte de pousse pousse ), où le palais du sultan se trouve au cœur de la ville…
nous avons assisté à un spectacle de marionnettes mais rien à voir avec le guignol français : les marionnettes sont le fruit d’un travail de deux semaines, elles sont travaillées dans les moindres détails, la peinture et la dorure est impressionnante. Bon le spectacle est malheureusement en javanais donc c’est un peu difficile de suivre l’histoire mais le gamelan ainsi que les jeux d’ombre valent le détour.

On s’est promenées dans le marché aux oiseaux et aux poissons où l’on a vu des bons gros serpents (malheureusement plus de photos à l’appui…), on a traversé en long large et travers la jalan Malioboro, rue bondée de petits marchands ambulants, comparée aux Champs Elysées dans le guide du routard, on est allées voir le centre culturel français histoire de se replonger dans des bons vieux ELLE …

Et puis, on a pris une matinée pour aller visiter les deux fameux temples situés dans les environs de Yogya. Borobodur, temple bouddhiste situé dans un cadre magnifique (surtout à l’aube lorsque tout est encore embrumé) et Prambanan, temple hindouiste dont on a moins capté l’intérêt puisque depuis le tremblement de terre de 2006, on ne peut plus y entrer !! 5 petits jours bien sympas…

le mardi soir direction Bandung, ville d’enfance de Tika, lieu où s’est également tenu la conférence des non-alignés en 1955 ( deux évènements d’aussi grande importance !!). Nous avons donc pris un train de nuit mais pas avec couchette donc ça n’a pas été évident pour dormir…
et durant ce trajet , un être cher nous a quitté…l’appareil photo de T, pourtant si vaillant et d’ailleurs surnommé Rambo à juste titre ! (même s’il commençait à avoir des moments de faiblesse) il s’est volatilisé pendant la nuit, mystère, et nos photos avec, rageant ! ( vous nous excuserez donc pour l’absence de photos de ces 5premiers jours…)
Arrivées à Bandung, dès la découverte de l’immense perte que nous venions de subir, nous en avons aussitôt racheté un, car, un des grands atouts de Bandung (et peut-être le seul !) est son industrie de pointe. Ce qui signifie, grands centres commerciaux d’engins électroniques hallucinants (la FNAC ne leur arrive qu’à la cheville).

Arrivées de bon matin, nous sommes parties à la recherche d’un hôtel puis à la découverte de la ville (toujours le même processus vous remarquerez !)
Vu de la chambre d'hôtel...

Et bah nous n’avons pas beaucoup accroché : c’est sale, ça pue, c’est très pollué, il n’y à rien à voir de spécial, les jeunes ont plutôt l’air bien shootés…on a quand même trouvé une french bakery pas trop mal…( par rapport à la Hollandaise du matin même, il n’y a pas photo !)
Le pire c’est qu’il y a un décalage d’une heure avec Bali donc ici le soleil ne se couche plus à 18H30 mais à 17H30…un peu glauque ! nous nous sommes tout de même trouvé un petit warung sur le marché de nuit qui cuisinait un nasi goreng délicieux. (nous lui avons été fidèles les 2 soirs !).

le deuxième jour à Bandung , on a attaqué le côté « culturel » de la ville en commençant par la Poste ( non ça c’était pour avoir internet !), puis le musée sur la conférence où un jeune sundanais un peu fou nous a suivi et un peu harcelé…heureusement grâce à l’aide du garde à l’entrée, il nous l’a fait fuir…un bon taré celui-là mais peut-être pas trop méchant, juste en recherche d’amis… ! Eeeeet nous avons passé l’après-midi au centre culturel français !
Le lendemain matin, c’est parti pour 3 heures de train sur une route assez escarpée, pour atteindre Jakarta.

Whouhou on arrive dans la capitale indonésienne…et bien personnellement j’ai trouvé ça moins horrible que prévu. Le seul énorme inconvénient est que c’est une ville difficile à arpenter à pied ! Peut-être aussi le fait de l’avoir vu un week end, l’aurait-elle rendue un peu plus accueillante ?

Bon en tant que routardes (éh oui on a le guide !), nous logeons dans le quartier « routard » qui est le plus agréable de Jakarta. On « tombe » sur un petit hôtel très mignon (c’est plutôt un « rabatteur » qui nous a fait courir dans tous les sens avec nos sacs à dos pendant une demi-heure afin de trouver un hôtel vide et pas trop cher) et l’on part déjeuner dans un petit resto où les serveurs sont des empotés (désolé mais il n’y a pas d’autres mots !) : que ce soit en anglais ou en indo, ils ont incapables de nous renseigner sur leur carte…c’est pas grave, on laisse tomber !

Le samedi, on a voulu monter dans la colonne de Monas, située en plein centre de Jakarta dans un immense parc où il y a des fans en liberté, mais trop de queue donc on a du y renoncer . On part donc vers la mosquée, la plus grande d’Asie du Sud-Est. Un guide nous accompagne, nous revêt de grandes robes grises, nous fait enlever nos chaussures…et nous fait « visiter ». Très impressionnant !

Petite visite au Mac Do…mais juste pour un Sunday…et l’on se fait coincer sous un déluge comme on en avait encore jamais vu. On se réfugie dans une cabine téléphonique avec un petit couple de javanais qui finissent gentiment par nous héler un taxi car on aurait pu y passer la nuit (même si C a vaillamment affronté la pluie sous le minuscule parapluie pour en trouver un, mais comme elle est bigleuse maintenant, elle arrivait pas à les distinguer)…on a de l’eau pratiquement jusqu’aux genoux lorque l’on marche dans la rue (pour T en tout cas ! Passe-partout n’aurait surement plus pied !)

Le lendemain matin, on va visiter le musée national , qui était ma foi bien fait ! en plus le dimanche, la salle des trésors est ouverte au public…et l’après-midi, on part vers le nord de la ville en bus pour arriver jusqu ‘au vieux port. Là-bas, la ville est bien différente…on se rapproche des bidonvilles et les odeurs sont fortes. Partout on peut faire la photo cliché des enfants qui jouent dans les décharges avec les tours immenses au loin derrière...
D'ailleur Jakarta c'est un peu la ville champignon, il y a plein d'immenses tours de verre, disséminées un peu partout, qui sont soit des hotels de luxe, soit des banques...

On fait une petite hâlte au fameux café Batavia , d’un style tout à fait colonial et très joli, puis on embarque sur un petit bateau une fois au port qui nous fait visiter…les bidonvilles… drôle de balade et en plus il nous a escroqué !ah l’escroc ! on a voulu tenter de prendre un bejaj (sorte de cyclomoteur) pour retourner vers le sud de la ville mais prix trop élevé donc on opte pour les transports publics (ils sont très ordonnés d’ailleurs : même si le bus n’est pas du tout plein, un « videur » te sélectionne à l’entrée…tu peux attendre 3-4 bus avant de pouvoir monter !!)

En rentrant vers notre quartier, nous avons traversé le quartier chinois ( C était ravie de voir les petits lampions chinois !) puis nous sommes rentrées faire dodo car T avait son taxi qui venait la chercher à 3H30 le lendemain matin (même si en fait il s’est pointé à 2H30…problème de communication !)

VACANCES ….

PS: suite à des pb de connexions, les photos ne seront ajoutées qu'au fur et à mesure. Veuillez nous excuser pour ce malheureux contre temps.

jeudi 27 mars 2008

Pâques à Bali

les femmes balinaises, il y quelques années de cela, ne portaient qu'un sarong en guise de vêtements. le topless était à la mode! Encore aujourd'hui, les grand-mères dans les villages enfilent un haut que lorsque des personnes extérieures viennent chez elles...Dwi regrette l'ancien temps, nous a-t-il confessé.


Nous pour Pâques, les clochettes ont déposé une moto dans le jardin. Un gros bolide noir argenté et rouge ! Avec nos casques noirs c’est trop la classe. Bref, T a fait la danse de la victoire, pendant que C a psalmodié des incantations. Désormais vos baroudeuses sont des bikeuses indépendantes et intrépides. Enfin surtout indépendantes.Et il était temps ! Sérieusement c’est génial, maintenant on se déplace comme on veut, et pour rassurer les inquiets on est pas des folles furieuses sur les routes, on fait attention. La moto c’est une grosse automatique, assez lourde, ce qui fait qu’elle un peu difficile à manier, mais bien stable sur les grandes routes. On se débrouille plutôt bien ! Et elle consomme pas trop (enfin plus qu’une manuelle quand même). Heureusement l’essence est pas cher :P on en a pour 1euro le plein.
Bref, depuis 4 jours qu’on a la moto, on arrête pas de se déplacer : Ubud, Denpasar, Sukawati, Hardy’s etcetc. On profite de notre nouvelle liberté !

Et le dimanche soir : tartiflettte partyyyyyyyyyy ! trop cool !!!!

En fait on avait conservé un reblochon pendant 2 mois (que Mama Christine nous avait rapporté) et on a enfin pu le déguster ac Chris, Sayo, Dwi & sa copine Ketut. On a cuisiné tous ensemble à Blahbatuh . Et en plus les hommes ont apporté 4 bouteilles de vin blanc ! yaaah :D au menu :
- salade tomate/concombre/raisin sec/sauce soja
- salade de choux/citron/œuf dur/huile d’olive/parmesan
- tartiflette à la balinaise : patates et reblochon of course. La sauce : échalotes, lardons, raisins secs, crème fraîche, gingembre, noix de muscade, sel, poivre…
MAMAMIAA c’était fou !
On a trop rigolé en faisant la cuisine, c’était vraiment convivial. Les petits repas à la maison comme ça, c’est à refaire !
Après s’être blindé le bide au dîner, on a enchaîné sur des parties de caravella (de cartes), parcequ’il y avait des bouteilles à finir :P
D’ailleurs il y en a une qui nous a impressionnée c’est Sayo : quand nous après s’être servies 2 fois de tartiflette on a cru qu’on allaient exploser et qu’on pouvait plus rien avaler, elle elle s’est bien servie 3 fois et elle a continué à boire comme si de rien n’était. C’est une japonaise entraînée c’est pas possible. ;)

Maintenant on prépare notre voyage de 10jours à Java, le départ au Sénégal de C, on met à jour le blog (eh vous avez vu, on est à jour !!! po mal hein ?), on se fait couper les cheveux (C), on visite Denpasar, et son immense marché... on visite les Carrefour, on fait refaire nos visas, on fait nos sacs, on tape nos tableaux excel pour Anak. On est très occupées quoi ! Petit dîner avec Kadek et les filles au "bakso solo". le bakso est une drôle de mixture à base de nouilles bleus, de boulettes de viande et de sauce inqualifiable...à goûter!

Départ demain vendredi 28 Mars à 15h, en bus, pour aller de Denpasar à Yogyakarta : 16h de trajet, l’aventure commence !

mercredi 26 mars 2008

10 au 20 mars: AMED

Bébés cochons destinés à être distribués aux enfants parrainés.


AMED !!! encore !

Mission de 10 jours dans les montagnes, ce fut plus que physique.
Au menu : départ 13h, quand le soleil tape au maximum, pour gravir les montagnes à pics sur des « chemins » quasi inexisants.


Arrivée dans les familles en nage, rouge, assoiffés, haletant pendant 30min. En même temps on avait pas trop le choix parceque les enfants terminent l’école à 12h donc le matin on peut pas les voir. Et si on attends trop tard dans l’après-midi on ne voit pas suffisamment d’enfants… Déjà en partant à 13h on parvenait à voir en moyenne 3 enfants, et on rentrait vers 18-19H.


Le soleil se couche à 18h ici ne l’oubliez pas. A 19h il fait nuit noire. Moyen pour déscendre des sentiers glissants, caillouteux, etcetc. Mais on est des sportives et au bout de quelques jours ça nous semblait plus si difficile. En revanche, au bout de 7jours on a commencé à beaucoup fatiguer. Il faut dire que on se levait quand même vers 7h30 le matin (enfin C seulement, T c’est plutôt 9h30-10h30) et il fait déjà une chaleur qui te plombe. Même en ne faisant rien on se sent fatigué…



Tiphaine femme battue...
Non en fait c'est une technique traditionelle balinaise contre certains maux de ventre, on frotte une pièce trempée dans une micture d'huile et d'oignons rouges, et voilà le résultat!


Bref, trecking dans les montagnes, on mettait en gros 1h-1h30 pour monter, sachant que les gens du coin il font ça tous les jours, comme si de rien n’était. Pour descendre au village, pour chercher de l’eau, pour aller à l’école. Et encore, là c’est la fin de la saison des pluies donc il y a de la verdure, mais en saison sèche tout brûle, il n’y a plus une petite feuille pour faire de l’ombre.

jeune couple le jour de leur marriage: lui a 20 ans et elle 17! fait exceptionnel, il l'entoure de son bras. Normalement pour des fotos "officielles" ils tirent tous la tronche.



En tout cas, cela nous a permis de voir les familles vivant dans les conditions les plus difficiles, quelques ex choisi (que certaines reconnaîtront ;)) :
- une famille qui vit dans une cabane en bambou minuscule, bordélique et TRES sale. Père mort il y a 10 ans. La femme a mis tout son argent pour payer les médicaments. Elle est encore en train d’essayer de payer les dettes. Les enfants : 3 garçons, dont un attardé mental de 17ans. Elle dort avec son fils attardé dans sa mini cabane (une pièce quoi). Les 2 autres dorment dehors sous un toit de bambou. Le fils attardé ne fait rien de la journée, il est un peu sauvage.




- une famille où le père à déjà 4 enfants, et il a récupéré les 6 enfants de son frère, parce que celui-ci est mort. C’est comme ça à Bali, les enfants « appartiennent » à la famille du père. Si le père meurt, et que la mère se remarie, automatiquement les enfants vont dans la famille du père. Bref, la femme s’était donc remariée et a laissé ces 6 enfants. Elle habite juste à côté et les voit pratiquement jamais. Difficile pour elle. La vie dans les campagnes ne fait pas de cadeaux aux femmes !! Les enfants du coup vivent dans la misère. Sur les 10,il y en a peut être 2 ou 3 qui ont pu aller à l’école. Maison petite, sale sale sale. Enfants qui travaillent dès leur plus jeune age.



- on arrive dans une famille, 2 petites filles sont alitées sous le « balé » (c’est une plate forme en bambou avec un toit de feuilles de palmiers. On trouve ça dans toutes les maisons. C’est là que les invités s’assoient en général. On y fait la sieste aussi, etc… dans les familles riches c en dur (béton, carrelage etc)). Ca faisait une mois ½ qu’elles étaient malades, faibles, avec de la fièvre. Apparemment il y en a une qui s’est « évanouie » pendant une semaine. La famille n’avait pas assez d’argent pour les emmener à l’hôpital. Bien sur, Dwi dit tout de suite que Anak payera pour les emmener au dispensaire ! On apprends 2 jours plus tard qu’elles avaient le typhus.




C’est dans ces moments qu’on a le plus envie de faire évoluer les choses et qu’on espère que le projet d’Anak est efficace, leur ouvre des perspectives. Et il faut dire que toutes ces familles expriment leur joie de pouvoir scolariser leurs enfants.



D’ailleurs il y au moins une chose qui réchauffe le cœur, c’est qu’ils n’ont pas le moral atteint par leurs conditions. Pour l’instant nous n’avons pas rencontré de parents ou d’enfants rageurs, aigrsi, tristes ou désabusés.
On en trouve des traces (le garçon dont le père est mort et qui est parti vivre avec ses 5 frères et sœurs chez son oncle était incroyablement renfermé. Mais l’oncle nous a dit que son père déjà était un silencieux.), mais ils sont essentiellement insouciants.
Celui qui m’a le plus impressionné c’est le jeune de 14 ans, Nyoman Suyana, dont le père est mort et le frère attardé (cité plus haut). Quand on l’a vu, il travaillait sur un chantier, comme tous les jours après l’école pour gagner de l’argent pour sa famille. Et ce garçon était diablement souriant et charmant ! Dwi dit qu’il est un peu coquin. Heureux de vivre, gentil, et pas bête en plus. Anak aimerait l’envoyer faire ses études à Gianyar pour lui donner encore plus de chances (c’est un très bon élève), mais il préfère rester près de sa famille pour les aider.

Sur une note bien plus festive : à Lila Cita, une fois de plus, il y a eu plein d’allers et venues, et on a pu passer de très bonnes soirées. Déjà nous sommes arrivées avec Dwi et Mama Kristin pour trouver Adèle, Juliana, Angel et la mère de Juliana, une sumbanaise de caractère (très marrante).
2 jours plus tard, Christine est repartie avec la mère de Juliana. Christophe et Sayo sont venus passer le week-end (c’est trop nos amis) (on se marre).
On a fait la découverte de Charlotte : une française de 30ans, qui en fait 24, venue pour 3 mois à Bali, qui s’est installée avec une famille de pêcheur et a ouvert un Warung avec eux ! Elle a déjà fait de l’humanitaire au Nepal, en Inde, et elle aimerait aider Anak pour l’entretien de la bibliothèque (tout un projet). C’est une fille avec beaucoup d’humour, qui a pas la langue dans sa poche et qui fonce !

On s’est donc fait une soirée avec Dwi et Adele, au vin blanc-saucisson. Que du bonheur !! Le plus drôle c’était de voir Dwi apprécier le vin et le saucisson autant que nous ! C’est pas un vrai balinais Dwi, il aime la charcuterie et les fromages qui puent. En tout cas, on forme une super équipe avec lui, on blague tout le temps, on se charrie… Grâce à lui on visite les familles les plus éloignées dans les montagnes (avec un balinais du coin, que se soit Pain (cf foto)
ou Gonta, tous les 2 adorables), et il sait parfaitement bien nous expliquer le pourquoi du comment, la mentalité, les raisons de certaines situations. Vraiment très enrichissant.
Il y a aussi eu la soirée au Warung Manga, celui de Charlotte, où on a enfin pu goûter au fameux ARAK ATTAK !!! ouaiiiiiiis ! L’arak c’est de l’alcool de palme, ça arrache bien comme il faut, et on en avait déjà bu du pur, et avec du Coca, mais c’était pas très bon. Arak Attak : Arak, miel et citron. Ca se boit comme du petit lait. Pour sûr j’en ramènerai une bouteille !! (je connais un ou deux Hibons qui seront contents :P)


La dernière soirée on l’a passé avec Charlotte et 2 jeunes balinais du village d’à côté. On est en fait partis de nuit (c'est-à-dire 20h, haha) pour faire de la pêche auuuuuu….. BARACUDA !! (ba-ra-cu-daaaaa !) Ou plus précisément au bébé baracuda. Hihi. On était à 5 sur un petit bateau (ceux dont on vous parlait la dernière fois, bateau de pêcheur), près de la côte, là où il y a pleins de coraux et de poissons exotiques, il faisait doux, c’était presque la pleine lune, les étoiles scintillaient… magique ! Bon, au final, on en a attrappé qu’un seul de baracuda, mais c’était vraiment super sympa.


Et puis ça nous a changé d’être avec des jeunes balinais pêcheurs sympas, et pas des balinais beachboy comme il y en a tant à Amed, qui cherchent les touristes pour 1.coucher avec, 2.récuperer le maximum d’argent. Et 3.le top du top : qu’elle tombe amoureuse d’eux et décide d’ouvrir un resto ou hôtel dans le coin, qu’il pourra ensuit gérer pendant qu’elle fait ses allers retours Europe/Bali. Il y a pleins de cas comme ça là bas. En plus, ces garçons sont pratiquement tous déjà mariés avec des enfants. Bref, nous on les fuit, et c’était bien sympa de pouvoir passer une soirée avec des jeunes tranquilles.


C’est fatiguées, mais contentes qu’on est rentrées à Blahbatuh !

dimanche 23 mars 2008

vive la police balinaise!!vive vince!vive le roi!


Après la bonne journée glandouille ( imposée par le gouvernement indonésien ! la vie est quand même cool ici !) où l’on a finalement terminé par allumer la lumière pour dîner (sacrilège !), nous sommes partis de bon matin vers le sud de Bali. Réveil fort matinal de Vince( !)(normal c’était son anniversaire…), départ à 3 sur une belle moto rose risquant de tomber en panne à tout instant jusqu’à Ubud pour en louer une deuxième, petites emplettes de pantalons forme « sac à patate » puis en route vers Kuta pour poser ses affaires dans le fameux hôtel pas cher…(cette fois-ci, on a prévu serviettes et papier toilette !)
Ce week end là, c’est Vince qui nous fait découvrir une partie de Bali puisqu’il était déjà venu surfer dans ce coin là donc le samedi, on est allés passer l’après-midi à Nusa Dua. Encore une plage bien différente de celles qu’on a pu voir jusqu’à présent : Nusa Dua est la ville la plus aseptisée, spéciale touristes en recherche de terrains de golf, hôtels de luxe et club med. Mais c’est vraiment une belle plage avec une mer bien transparente.
Bon, la photo a été prise à la tombée de la nuit et à marée basse donc c'est un style différent...!
C et T se sont même payées transats et parasol tandis que Vince est parti en bateau à la hauteur des vagues pour surfer. D’ailleurs petite parenthèse : ces « hommes des vagues » ont la drôle de manie de se maquiller en clown blanc avant d’aller tâter la vague !cf photo !

Nous, on a tenté d’aller rejoindre le banc de sable à la nage mais on y a un peu laissé notre peau puisqu’il n’y avait plus aucune profondeur à la fin…juste des coraux rugueux et des oursins. En attendant que Vince revienne, premier petit magnum chocolat au lait amandes (ça faisait si longtemps… !), une fois Vince revenu, deuxième petit magnum…pas peur !
Cette photo, c'est juste pour en embêter un...!
A la fin de la journée, retour vers Kuta pour tenter de trouver un endroit sympa où fêter l’anniversaire de Vince, on se perd un peu beaucoup en route dans la nuit noiiirre mais chacune des motos finit par arriver à bon port (T la première !!) le soir, on part vers Seminyak juste pour s’amuser à remonter à 3sur une moto, bien plus convivial. Et sans casque parceque avoir les cheveux dans le vent et le vent dans les cheveux c’est tellement mieux.…mais les flics nous repèrent et nous pourchassent en moto comme dans les films ! forcément, le premier réflexe de Vince quand il a entendu un flic nous dire stop, a été d’accélérer…ça ne leur a pas plu !! donc amende de 50 000Rp pour être à 3 sur une moto et sans casque …tandis que les Balinais montent à 6 et sans casque…mais selon les flics, « tant qu’ils ne sont pas vus, ils n’ont pas de problème ! » drôles de lois ici !
On se retrouve dans un restaurant assez cher, avec une folle ambiance : concert, tout le monde en folie sur la piste de dance…
ils n’ont même pas voulu nous laisser chanter un « joyeux anniversaire »au micro ! (en fait on n’ a pas trop osé non plus…)
Au retour, on se fait à nouveau repéré par de nouveaux flics à qui on explique qu’on vient de payer une amende de 100 000Rp (il faut en rajouter un peu !) donc ils acceptent de nous laisser rentrer, très embêtés de ne pas avoir pu empocher d’argent.
On a rigolé comme des dindes dans le supermarché...!

Le lendemain matin, Vince nous emmène à Uluwatu, falaise impressionnante avec un temple hindouiste surplombant l’océan indien. Malheureusement pour Vince qui voulait surfer, le mec des planches n’a pas voulu baisser son prix à moins de 100 000Rp donc on est tous allés visiter le temple…et provoquer les singes voleurs !

Ils sont assez hallucinants là-bas, ils n’hésitent vraiment pas à te sauter dessus pour te piquer ton pull, ton appareil photo, ta bouteille d’eau…saletés ! Et si jamais ils réussissent à te prendre quelque chose, tu n’as plus qu’à payer une dame balinaise pour qu’elle lui jette des cacahuètes en échange de ce qu’il t’a pris.Vince les a juste un peu provoqué avec ses crackers (encouragée par une T enchantée. hum)
(C était en train de mourir à cause de la chaleur sous un arbre un peu plus loin, bien à l’abri) …et ils se sont vengés en buvant toute notre eau !
Sinon le temple offre une vue impressionnante…
Au retour, on s’est arrêtés dans un petit warung au bord de la route pour faire goûter un nasi campur à Vince( plutôt goûtu !), avant de se séparer…Il est parti vers l’aéroport tandis que C et T sont rentrées à Ubud sans trop de difficultés…assez fières !
Bon juste arrêtées une 3ème fois par les flics pour s’être arrêtées un peu tard au feu orange…mais grâce à nos talents de négociation, ils nous ont laissés repartir sans rien payer !(hé hé avantage d’être des filles !)
Super bon week end, encore une fois :+) (on sait que tu nous lis toi au moins !!)


ça m'a fait marrer...il en faut peu